
Je me souviens de ce poème de Sully Prudhomme qui commnençait ainsi...
LES VIEILLES MAISONS...
Je n’aime pas les maisons neuves
Leur visage est indifférent
Les anciennes ont l’air de veuves
Qui se souviennent en pleurant
Les lézardes de leur vieux plâtre
Semblent les rides d’un vieillard
Leurs vitres au reflet verdâtre
Ont comme un triste et bon regard
J’aime les âtres noirs de suie
D’où l’on entend bruire en l’air
Les hirondelles ou la pluie
Avec le printemps ou l’hiver
Les escaliers que le pied monte
Sur les degrés larges et bas
Dont il connaît si bien le compte
Les ayant creusés de ses pas
Le toit dont fléchissent les pentes
Le grenier aux ais vermoulus
Qui fait rêver sous les charpentes
A des forêts qui ne sont plus.

