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Mes petits bonheurs...

"La vie ce n'est pas d'attendre que les orages passent… 
  C'est d'apprendre comment danser sous la pluie."


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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 18:43

GEISHAS de Kyoto

Kyoto est traditionnellement la ville des geishas.
C'est dans cette ville que les premières geishas ont fait leur apparition.

Une geisha, plus souvent appelée geiko à kyoto, est au Japon une dame de compagnie

raffinée réservée à une clientèle très aisée, dédiant sa vie à la pratique d’excellence

des arts traditionnels japonais.

Le mot « geisha » peut s’interpréter comme

« personne d’arts » ou « femme qui excelle dans le métier de l'art ».

De nos jours, c'est dans cette ville qu'elles sont les plus nombreuses.


PARURES...





Le vêtement des geishas est un kimono de soie décolleté dans le dos,

surnommé "obebe" dans le dialecte de Kyoto.

Les couleurs du kimono se choisissent selon la saison, mais aussi selon l'âge de la porteuse. Les jeunes jeunes femmes portent des couleurs vives

tandis que les geishas de plus de trente ans choisissent des couleurs plus discrètes.


Plus ou moins épais selon la saison, le kimono d'été est en simple gaze de soie.

Le kimono d'automne est en soie non doublée.

Enfin, le kimono d'hiver est doublé de crêpe.

Noué dans le dos par une large ceinture de soie (obi).

Il  se noue différemment selon l'âge de la geisha.

Les femmes mûres le portent en « nœud de tambour » mais les maikos le portent « en traîne » avec un nœud qui remonte jusqu'aux omoplates.


Enfiler un kimono est une opération complexe. Etant tous de la même longueur quelle que soit la taille de la porteuse, il est généralement nécessaire de replier le tissu du kimono sous l'obi, sauf pour une geisha très grande.

C'est pourquoi les geishas font souvent appel aux services

d'un « habilleur » professionnel.

Les kimonos sont fabriqués et peints à la main, ce qui les rend très chers :

entre 5000 et 6000 euros pour un bon kimono.

Les geishas portent aux pieds des chaussettes "tabi" et des sandales de bois "geta".

La geisha porte également des chaussettes blanches appelées " tabi ".

Ces chaussettes se boutonnent sur le côté de la cheville

pour en épouser parfaitement la forme.



Maquillage...


Le visage de la geisha est entièrement fardé de blanc.





Autrefois, ce maquillage contenait du plomb,

si bien que beaucoup d'anciennes geishas souffraient de maladies et de problèmes de peau.

De nos jours, il est à base de poudre de riz.

La Nuque est également maquillée de blanc, en laissant apparaître une partie de la peau.




Les joues, les yeux et les lèvres sont maquillés de rose et de rouge.

Les sourcils et le contour des yeux sont tracés avec un bâtonnet de charbon ou avec du khôl.



Les coiffures des geishas sont des chignons  traditionnels japonais.

Elles sont faites chez un coiffeur spécialisé et doivent tenir une semaine.

Afin de ne pas aplatir leur coiffure, les geishas

doivent dormir sur un « repose-nuque », le takamakura.


La coiffure typique des maikos (jeune geisha) est dite en « pêche fendue » (momoware ou wareshimomo).

Il s'agit d'un chignon divisé en deux et au milieu duquel apparaît une étoffe de soie rouge.




 


 Les geishas plus âgées portent d'autres types de chignon comme le marumage.

Les chignons sont ornés de peignes, ainsi que d'épingles à cheveux nommées kanzashi.




Les geishas vivent dans des quartiers réservés,  hanamachi, « ville fleur ».

 Les hanamachi les plus célèbres de Kyoto sont Gion et Ponto-Chô.


Geishas dans le quartier de Gion



Ici Ponto-Chô



Cours d'eau à l'arrière des maisons à Gion



Gion se divise en deux hanamachi.

Malgré le déclin du nombre de geishas depuis une centaine d'années, ces quartiers restent célèbres pour ce qui est de la préservation des traditions.

Aujourd'hui, une partie de ce district est classé patrimoine historique du Japon.


Elles sont toujours rattachées à une maison de geisha, une okiya, même si elles n'y vivent pas. Les okiya sont des maisons de femmes où très peu d'hommes sont autorisés à entrer.

 La structure d'une okiya s'apparente à une structure familiale, où la patronne est appelée okâsan, « mère », et où les geisha plus âgées sont considérées

comme les grandes sœurs des maikos.

Une okiya se transmet par succession.

L'une des geishas de la maison est désignée

comme l'« héritière » (atotori).

Il peut s'agir soit d'une fille naturelle de l'okâsan,

soit d'une geisha talentueuse adoptée par la maison.

En tant qu'héritière, ses gains se confondent avec ceux de son okiya,

elle est censée devenir la prochaine okâsan.

Les geishas, de nos jours, ont le choix entre deux modes de vie :

- soit elles vivent dans une okiya, qui leur fournit un logement et des kimonos mais perçoit une partie de leurs gains en échange.

- soit elles sont indépendantes (jimae), elles vivent alors dans leur propre logement et doivent financer elles-mêmes leurs vêtements et leur équipement,

mais elles conservent la quasi-totalité de leurs gains.

Elles restent cependant rattachées à l'okiya, qui leur sert d'« agence de rendez-vous » et qui perçoit une petite commission en échange.

Qu'elles soient indépendantes ou non, la vie des geishas est partagée avec tout le hanamachi.

A chaque occasion importante (début et fin de l'apprentissage, mizuage etc.), une geisha fait le tour de son hanamachi et annonce la nouvelle aux patrons des maisons de thé en leur offrant de la nourriture ou des cadeaux.

Généralement, une cérémonie a également lieu dans la maison de thé habituelle de la geisha.

Les geishas forment souvent de véritables « lignées ».

En effet, chaque jeune fille désirant devenir geisha doit pour cela se trouver une « grande sœur » (oneesan), elle-même geisha et plus âgée qu'elle, qui lui enseigne le métier, l'emmène à ses rendez-vous, et touche en contrepartie un pourcentage des gains

de sa « petite sœur » durant l'apprentissage.

La « grande sœur » et la « petite sœur » se lient lors d'une cérémonie appelée san san ku do, au cours de laquelle elles boivent trois gorgées dans trois coupes de sake.

Cette cérémonie est également un moment clé du mariage traditionnel japonais, elle symbolise la création d'un lien (en) entre deux personnes.

La « petite sœur » se choisit à ce moment un nom de geisha, sur les conseils de son oneesan. Elle prend généralement un nom dont la racine est la même que celui de son oneesan.

Ainsi, la petite sœur d'une geisha nommée Ichiume pourra prendre le nom d'Ichigiku.

Une geisha, pour augmenter ses gains ou devenir indépendante, a besoin d'un protecteur, nommé danna, un homme riche qui lui fait divers cadeaux, ce qui ne le dispense pas de payer les prestations de la geisha au tarif normal.

La geisha et son danna se lient au cours d'une cérémonie analogue au san san ku do.

Autrefois, la notion de danna impliquait que la geisha ait des relations sexuelles avec son protecteur, même si ce n'était jamais dit officiellement. Le danna était d'ailleurs souvent choisi non pas par la geisha elle-même, mais par l'okiya, en fonction de sa richesse et de son prestige.

Il est possible qu'une geisha ait des relations plus ou moins suivies avec des hommes qu'elle a rencontrés, mais ces relations sont généralement discrètes, car la réputation d'une okiya pâtirait du mauvais comportement de ses geisha. Les geisha sont censées être célibataires, et celles qui se marient abandonnent leur métier.

Les geisha qui mettent un terme à leur carrière organisent une cérémonie d'adieu, le hiki hiwai, au cours de laquelle elles offrent du riz bouilli à leur oneesan et à leur okâsan.



Formation...



La formation des geishas inclut la pratique de plusieurs instruments de musique :

le shamisen, instrument à trois cordes typique des geisha,

mais aussi la flûte japonaise ainsi que différents tambours traditionnels :

le tsutsumi qui se tient sur l'épaule,

l'okawa sur les cuisses,

et enfin le taiko, le plus grand,

que la geisha pose à côté d'elle et frappe avec une baguette.

À noter que les airs de shamisen ne sont généralement pas inscrits sur des partitions,  les geisha les apprennent à l'oreille.



Elles étudient également le chavonu (cérémonie du thé), l' ikebana(composition florale), la poésie et la littérature japonaise.


photo wikipédia



La danse traditionnelle est étudiée par toutes les geisha afin d'obtenir un port gracieux et une démarche élégante, mais seules les geisha les plus belles et les plus douées sont encouragées à se spécialiser dans cet art.


Pour leur apprentissage, elles traversent une plus ou moins longue période (d'au moins un an) au cours de laquelle elles suivent et observent leur « grande sœur ». Elle n'ont alors pas de client, mais participent aux fêtes le soir, et vont à l'école la journée. Cette période, qui dure quelques mois de nos jours, est appelée minarai, qui signifie « apprendre par l'observation ».

En regardant et assistant leurs aînées, elles apprennent le kitsuke (port du kimono), l'art de la conversation, différents jeux (par exemple le jeu de celui qui boira le plus, avec un client), et l'art de divertir leurs clients.


Photo wikipédia


Une fois devenues apprenties geisha, c'est-à-dire  maiko,

elles accompagnent les geishas dans les maisons de thé, aux réceptions et banquets.

Durant cette période, leur oneesan se charge de leur transmettre

sa propre expérience de geisha,

en échange de quoi elle perçoit un pourcentage des gains de sa « petite sœur ».

La formation d'une geisha se termine officiellement lors de la cérémonie

du « changement de col » (erikae), où elle remplace son col rouge de maiko

par le col blanc des geisha confirmées.


Aujourd'hui, les geisha n'entrent plus dans les maisons de geisha dès leur enfance.

Devenir une geisha est désormais un acte entièrement volontaire,

qui se fait souvent à dix-sept ou dix-huit ans.

L'apprentissage reste néanmoins long et difficile.

Cependant, les geisha étant de plus en plus difficiles à recruter,

les apprenties sont souvent chouchoutées par leurs aînées,

ce qui contraste avec l'époque où leur travail était volontairement difficile,

voire épuisant, pour s'assurer de leur obéissance.



Le travail principal des geisha est de participer aux banquets nommés zashiki.

Ceux-ci ont généralement lieu dans les ochaya ou les restaurants traditionnels,

mais ils peuvent également se dérouler dans des salons privés ou chez des particuliers.

Les geisha ont pour rôle de divertir leurs clients.

Selon le client et les circonstances, ce peut être en dansant et en jouant des airs traditionnels, ou simplement en discutant et en jouant à divers jeux de société.

Les zashiki ne sont pas ouverts à n'importe quels clients.

Il faut connaître le geisha asobi, l'art de se divertir en compagnie des geisha,

et aussi être un client solvable.

En effet, les zashiki sont payés sur facture, après le banquet,

par les clients qui payent les honoraires des geishas au kenban,

qui se charge de répartir l'argent entre les geishas ayant participé.

Si les clients tardent à payer, voire ne payent pas du tout, le restaurant doit payer lui-même les honoraires des geishas.

  C'est pourquoi beaucoup de restaurants ou d'ochaya ne sont ouverts qu'aux habitués

ou aux personnes recommandées par leurs habitués.

Les honoraires des geishas portent le nom poétique de o-hana  ou hanadai, « argent-fleur ».

Ils sont proportionnels au temps que passe la geisha au zashiki.

Une maiko n'encaisse qu'un demi-hanadai là où une geisha confirmée en reçoit un.



Fin de l'épisode "Geishas"



Je remercie  Marie, ma grande fille, de m'avoir confié ses photos

qui  m'ont permis  de mieux connaître le pays du soleil levant.

Ce n'est pas terminé. je  vous reparlerai de Kyoto en début d'année prochaine.

Pour l'instant pensons à Noël!


SAYONARA








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Published by petite maison dans la prairie - dans voyage
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commentaires

Isabeau 19/03/2009 12:03

Magnifique ces photos d'ailleurs.
Une petite note de depaysement, cela fait toujours du bien....

Isabeau 19/03/2009 12:02

Magnifique ces photos d'ailleurs.
Une petite note de depaysement, cela fait toujours du bien....

CATANGEL 03/01/2009 13:06

merci pour ce beau reportage moi qui rêve d'avoir un vrai kimono et aussi d'aller dans ce pays qui me tente depuis des années

Joëlle 31/12/2008 21:30

Bon réveillon Dame Sophie !
A l'an prochain, je dépose ici quelques bons voeux et tendres bises... Que 2009 soit source de joie dans la petite maison de la prairie, bonheur, santé et beaux voyages :-)))

Flo-Avril 31/12/2008 14:38

Tu pensais que je n'allais pas passer en ce 31 décembre Nanou?
Et bien si me voilà, pour te souhaiter le meilleur pour 2008
Je t'envoie mille bisous, Flo