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Partager avec vous, ici, tout ce qui fait une vie.
Avec ses joies, ses peines, ses espoirs, ses doutes ...
Un peu de broderie, lecture, jardinage, enfants, petits enfants,  famille, amis


Merci à Michka pour cette nouvelle photo de la petite maison.
Vendredi 3 juillet 2009
 Pour ceux qui partent,
pour ceux qui restent,
ce coeur vous accompagne,
émotion de nos dernières vacances en Corse...



Que serais-je sans toi

Louis Aragon


Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre

Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant

Que cette heure arrêtée au cadran de la montre

Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

 

 

J'ai tout appris de toi sur les choses humaines

Et j'ai vu désormais le monde à ta façon

J'ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines

Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines

Comme au passant qui chante on reprend sa chanson

J'ai tout appris de toi jusqu'au sens du frisson.

 


Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre

Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant

Que cette heure arrêtée au cadran de la montre

Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

 

J'ai tout appris de toi pour ce qui me concerne

Qu'il fait jour à midi, qu'un ciel peut être bleu

Que le bonheur n'est pas un quinquet de taverne

Tu m'as pris par la main dans cet enfer moderne

Où l'homme ne sait plus ce que c'est qu'être deux

Tu m'as pris par la main comme un amant heureux.

 

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre

Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant

Que cette heure arrêtée au cadran de la montre

Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

 

Qui parle de bonheur a souvent les yeux tristes

N'est-ce pas un sanglot que la déconvenue

Une corde brisée aux doigts du guitariste

Et pourtant je vous dis que le bonheur existe

Ailleurs que dans le rêve, ailleurs que dans les nues.

Terre, terre, voici ses rades inconnues.

 

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre

Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant

Que cette heure arrêtée au cadran de la montre

Que serais-je sans toi que ce balbutiement.


Par petite maison dans la prairie - Publié dans : poésie
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Vendredi 3 juillet 2009
                                                       La rose-thé

                                                          Théophile gautier

La plus délicate des roses
Est, à coup sûr, la rose-thé.
Son bouton aux feuilles mi-closes
De carmin à peine est teinté.

On dirait une rose blanche
Qu'aurait fait rougir de pudeur,
En la lutinant sur la branche,
Un papillon trop plein d'ardeur.

Son tissu rose et diaphane
De la chair a le velouté ;
Auprès, tout incarnat se fane
Ou prend de la vulgarité.

Comme un teint aristocratique
Noircit les fronts bruns de soleil,
De ses soeurs elle rend rustique
Le coloris chaud et vermeil.

Mais, si votre main qui s'en joue,
A quelque bal, pour son parfum,
La rapproche de votre joue,
Son frais éclat devient commun.

Il n'est pas de rose assez tendre
Sur la palette du printemps,
Madame, pour oser prétendre
Lutter contre vos dix-sept ans.

La peau vaut mieux que le pétale,
Et le sang pur d'un noble coeur
Qui sur la jeunesse s'étale,
De tous les roses est vainqueur !




               Les caresses des yeux

                     Auguste Angelier

Les caresses des yeux sont les plus adorables ;
Elles apportent l'âme aux limites de l'être,
Et livrent des secrets autrement ineffables,
Dans lesquels seul le fond du coeur peut apparaître.

Les baisers les plus purs sont grossiers auprès d'elles ;
Leur langage est plus fort que toutes les paroles ;
Rien n'exprime que lui les choses immortelles
Qui passent par instants dans nos êtres frivoles.

Lorsque l'âge a vieilli la bouche et le sourire
Dont le pli lentement s'est comblé de tristesses,
Elles gardent encor leur limpide tendresse ;

Faites pour consoler, enivrer et séduire,
Elles ont les douceurs, les ardeurs et les charmes !
Et quelle autre caresse a traversé des larmes ?



Comment ne pas avoir envie de caresser des yeux ce bouquet d'hortensias.
Comme pour le remercier d'être là généreux.
Sa caresse me console lorsque parfois, le spleen s'installe.
Je vous l'offre, comme ça pour le plaisir...



Par petite maison dans la prairie - Publié dans : le jardin
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Mercredi 1 juillet 2009
 
Montrol Sénard, en compagnie d' Annick, mon amie marseillaise...

ce village fleuri, campé sur le versant nord des Monts de Blond,
à l'écart de tout pollution fait face à un magnifique panorama.

Nous nous y sommes arrêtées, un dimanche après-midi, c'était encore le printemps.
Au hasard de nos pas nous avons découvert de beaux lieux symboliques, sauvés de l'oubli.

L' école communale




Entrons, découvrons ensemble, suivez-moi, je vous raconte...
Pour moi ce n'était pas ici mais quelque part en Haute-Corrèze où les hivers sont froids.

Le tableau de l'entrée.

Certains d'entre vous se souviennent peut-être.
 "La leçon de morale",
le matin dès notre arrivée, écrite en italique, à la craie blanche.
Belle leçon de morale pour ce dimanche.
Libre à vous de philosopher.


Puis le bureau de maître, sur l'estrade
Je me souviens...
A gauche il y avait le cahier d'appel, c'est encore si présent.
Sur les murs, des cartes de géographie...




le tableau noir sur lequel figurait les problèmes d'arithmétique...
Et là, concentration extrême...
réfléchissons.


 Dans la classe, à ce moment là, on aurait pu entendre une mouche voler.
certains bien droits, d'autres avachis sortant la langue...
Anxieux parfois devant ce tableau noir.
La plume crissait  sur la page selon le rythme de chacun .
Sur le cahier, on respectait les pleins et les déliés...



Au centre de la classe il y avait le poêle...

Certains élèves partaient de leur village tôt le matin, dans la nuit noire d'hiver,
  parcourant plusieurs kilomètres pour atteindre l'école.
Ils arrivaient les joues glacées, rouges comme de belles pommes.
Nous quittions les souliers souillées par la neige.
  Ils étaient disposés autour du feu jusqu'à la récréation,
on restait en pantoufles...
Chacun selon son tour alimentait le poêle...
Les repas n'étaient pas pris à l'école.
 Ma grand-mère nous accueillait au restaurant .
C'était cantine à la maison...
Je dois dire que je n'étais pas ravie.
Déjeuner à la table de la classe était beaucoup plus drôle.

Hélas, je n'étais pas demi-pensionnaire!
Souvenirs, souvenirs de ces temps de belle insouciance.



Deux fois par mois, en début d'après-midi, il y avait "bibliothèque"

J'ai retrouvé dans cette école un livre, un titre "Gracieuse et Percinet"
Il m'est toujours resté en mémoire même si aujourd'hui je ne me souviens plus de l'histoire,
 j'en ai gardé le titre.

imaginez le moment d'émotion en le découvrant là, il m'attendait comme autrefois...




L'armoire à fournitures...

Ces odeurs de papier, de livres neufs, de crayons et de gommes...
Dressés comme décor, ces pots de mesures...

A travers quelques photo de cette école communale
reconstituée comme dans la première moitié du XXe siècle,
je vous ai  "baladé"  parmi quelques souvenirs d'enfance.

Merci à vous de m'avoir accompagnée.


Par petite maison dans la prairie - Publié dans : les balades
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Mercredi 1 juillet 2009
Ce soir la lune luit
somptueuse déjà,
juste avant son apothéose.
Je cherche la fraîcheur,
je regarde le ciel, je rêve...
Les chauves-souris dansent autour de moi,
Une chouette hulule tout près.
S'abandonner ainsi à la tiédeur de cette nuit d'été.
Caresser au passage quelques feuilles de menthe.
Effleurer un rameau de romarin.
Se pencher et s'enivrer de  thym.
ces odeurs  m'enveloppent  au rythme de mes pas,
 encore chaudes de leur journée de soleil...
Elle est belle ma nuit.


Fleurs de nuit...

Rudbeckias en feu...




Danse des crocosmias et de la camomille ...



Le géranium encore chaud protégé par le lierre...


Clair de lune

Paul Verlaine

Votre âme est un paysage choisi
Que vont charmant masques et bergamasques
Jouant du luth et dansant et quasi
Tristes sous leurs déguisements fantasques.

Tout en chantant sur le mode mineur
L'amour vainqueur et la vie opportune,
Ils n'ont pas l'air de croire à leur bonheur
Et leur chanson se mêle au clair de lune,

Au calme clair de lune triste et beau,
Qui fait rêver les oiseaux dans les arbres
Et sangloter d'extase les jets d'eau,
Les grands jets d'eau sveltes parmi les marbres.


Merci à vous d'être passé quelques instants ici.
Par petite maison dans la prairie - Publié dans : le jardin
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Mardi 30 juin 2009

Un soir de septembre

Devant le pavillon,
dans l'onde de ce lac
se mire la nature.
Elle sourit, elle rit
le lac l'a conquise...
Quelques feuilles éparses
 accompagnent nos pas,
et doucement nous font penser
aux mille souvenirs de ce lieu oublié.
Il y a je le vois dans ce miroir magique,
  un avant, un après
Après...
Pour où, nul ne le sait
est-ce si important...
puisqu'il y a l'après...

Bonheur de ce moment avec Dan ma soeur, complice de ma vie.
 Merci à toi, tit' soeur,  toujours là près de moi.

Dan et moi, nous sommes "rencontrées" un jour où ma vie s'enfuyait...
Nous sommes soeurs et pourtant nous ne nous sommes découvertes que très tard...
Alors s'il nous reste du temps, profitons en ensemble, tu le sais, je suis là...
Et ce jour là, près du pavillon, nous avons ri comme deux enfants
 à qui on vient d'offrir un merveilleux cadeau .

Continuons nos délires, oui continuons à rire
Rire de tout,
Rire de nous surtout!
Rire de nos vies
Rire de nos oublis
Rire de nos fantaisies
Rire oui, car nous avons la vie
Rire de nos espoir et de nos peines
Car il faut bien en rire
Pour pouvoir y survivre
T'es mon petit bonheur  Dan
Avec tes cheveux "feu" et ton regard charmeur
Tu me fais rire...
et c'est si bon de RIRE!




Belle journée, riez, vous le pouvez aussi...
Par petite maison dans la prairie - Publié dans : bonheur
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Lundi 29 juin 2009
Au jardin de Malou, Il est là.
Tel une cathédrale il se dresse.
Majestueux,  chargé de fleurs.
 Il nous invite à nous blottir
pour un moment de sieste
sous sa belle robe de verdure.
S'adonner à la rêverie
 en cet après-midi d'été.
Pour nous deux aujourd'hui,
ce ne sera pas sieste.
Nous ferons cueillette en chansons...
accompagnées par les abeilles dansant autour de nous
 ivres de ce nectar.





Cueillir à pleine envie ces rameaux délicats.
Sa douce odeur me rappelle l'enfance...
Siestes sous le tilleul écoutant le silence
de ces après-midi d'été


Doucement,
avec respect pour cet arbre magique
on détache délicatement ces fleurs de bonheur


On remplit le panier, c'est léger, aérien, odeur suave
Les abeilles alentour nous préparent le miel
Dommage que l'odeur ne vous parvienne pas...


Les sécher au soleil
accueillir les abeilles ici,
bonheur.
Promesse de nuits paisibles...


Un vieux tilleul à l’automne de la vie

 Quand la vie est une forêt,
 Chaque jour est un arbre
 Quand la vie est un arbre,
 Chaque jour est une branche
 Quand la vie est une branche,
 Chaque jour est une feuille. 

 Jacques Prévert

Un bol de tilleul, quelques feuilles de menthe, le soir à la veillée...
Belle journée à tous qui passez par ici.
Par petite maison dans la prairie - Publié dans : amitié
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Dimanche 28 juin 2009
Parfois un arbre humanise mieux le paysage que ne le ferait l'homme.

Gilbert Cesbron




Je ne puis regarder une feuille d'arbre sans être écrasé par l'univers.

Victor Hugo


Il est d'étranges soirs où les fleurs ont une âme

Albert Samain


Un bouquet de cassis, pour vous.
Je les ai cueillis aujourd'hui et les ai dégustés avec des fraises des bois

A bientôt, merci de votre passage à la petite maison



Par petite maison dans la prairie - Publié dans : le jardin
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Dimanche 28 juin 2009



Automne 2006.
 Je découvrais ce roman de Muriel Barbery qui me laisse un souvenir à la fois drôle, tendre, caustique et terriblement caricatural de notre société.


Renée Michel

Renée a un secret "elle est plus cultivée que tous les habitants de l’immeuble réunis."
Elle a baptisé son chat Léon, «parce que Tolstoï».
Elle aime le Français sans fautes, mais en commet pour avoir l'air de ce qu'elle n'est pas.
Elle aime Kant, Husserl et les psychanalystes, Mozart, le cinéaste Ozu ...

Je la cite:
"Je m'appelle Renée, j'ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois.
Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants."
«Je me flatte d'avoir dévoré une part somme toute appréciable de la littérature mondiale si l'on prend en compte le fait que je suis une fille de la campagne dont les espérances de carrière se sont surpassées jusqu'à mener à la conciergerie du 7, rue de Grenelle, et alors qu'on aurait pu croire qu'une telle destinée voue au culte éternel de Barbara Cartland.»

Paloma Josse

"Je m'appelle Paloma, j'ai douze ans, j'habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça que j'ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. "

Le hérisson est l'animal auquel Paloma compare Renée.


«Mme Michel a l'élégance du hérisson :

à l'extérieur, elle est bardée de piquants, une vraie forteresse, mais j'ai l'intuition qu'à l'intérieur, elle est aussi simplement raffinée que les hérissons, qui sont des bêtes faussement indolentes, farouchement solitaires et terriblement élégantes.»


Manuela Lopez


Bonne Portugaise lui rend souvent visite, un gâteau à la main, discute avec elle

et connait son "secret"...


M. Ozu.


Nouveau propriétaire de l'immeuble, va bousculer la vie de Renée.

A détecté sous sa carapace de hérisson, sa finesse et sa culture cachées sous sa rudesse.
Bousculant toutes les conventions, il l’invite à dîner....


Ce livre reste pour moi un véritable moment de plaisir.

Même si la fin n'est pas une "happy end"

et si certains passages très littéraires m'échappent encore.


Cependant, l'arrivée dans la vie de Renée de Monsieur Ozu m'a profondément marquée.

C'est souvent ainsi dans la vie.

"Des êtres passent et tout bascule..."


Pourquoi vous parler de ce livre aujourd'hui?


Le film sort le 3 juillet.
Je ne sais pas encore si j'irai le voir.
Josiane Balasko dans le rôle de Renée me tente...
Et puis, j'aimerais savoir si Mona Achache pourra surpasser le roman.

L'avez-vous lu?
Qu'en pensez-vous?
Dites-moi...

Belle journée à tous, je file au jardin...

Une rose pour Renée, Paloma, Monsieur Ozu et pour vous bien sûr





 







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Samedi 27 juin 2009

Dites ces mots "ma vie" et retenez vos larmes.

Louis Aragon

 


Ton âme t'inquiète, et tu crois qu'elle pleure :
Ton âme est éternelle et tes pleurs vont tarir.
Alfred de musset



Les larmes du passé fécondent l'avenir. 

Alfred de Musset


Un enfant, ça rit et ça pleure.
 Un enfant, ça invente le bonheur.

Romain Guilleaumes 



On risque de pleurer un peu si on s'est laissé apprivoiser.

 Antoine de Saint Exupéry

 Puis revient le soleil au matin...
Renaissance d'espoir


Le soleil ne se lève que pour celui qui va à sa rencontre.
Dom Henri le Saux

Belle journée à vous amis, le soleil est levé...
Par petite maison dans la prairie - Publié dans : poésie
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Vendredi 26 juin 2009

Une mésange est entrée dans la chambre
Se posant sur le lustre elle me regarde,
hésite et repart tellement vite
que je ne peux vous la montrer...

J'ai fait ce soir un petit tour de jardin et vous ai ramené...


La camomille

Princesse discrète, blanche au coeur de soleil

Ici elle voisine avec la menthe, l'escholtzia et le crocosmia



Première capucine

 Cette fleur sud américaine à l'odeur si sensuelle,
au goût légèrement poivré fait partie de mes préférées...

Elle vient de s'épanouir, fragile, lumineuse.
Sa beauté irradie...



Le lierre

On dit que le lierre meurt où il s'attache...

Ajouter quelques branches de lierre dans un vase de fleurs l'habille d'élégance



C'était en juin, dans le jardin

Emile Verhaeren

C'était en juin, dans le jardin,
C'était notre heure et notre jour ;
Et nos yeux regardaient, avec un tel amour,
Les choses,
Qu'il nous semblait que doucement s'ouvraient
Et nous voyaient et nous aimaient
Les roses.

Le ciel était plus pur qu'il ne le fut jamais :
Les insectes et les oiseaux
Volaient dans l'or et dans la joie
D'un air frêle comme la soie ;
Et nos baisers étalent si beaux
Qu'ils exaltaient et la lumière et les oiseaux.

On eût dit un bonheur qui tout à coup s'azure
Et veut le ciel entier pour resplendir ;
Toute la vie entrait, par de douces brisures,
Dans notre être, pour le grandir.

Et ce n'étaient que cris invocatoires,
Et fous élans et prières et voeux,
Et le besoin, soudain, de recréer des dieux,
Afin de croire.


Les rose du poème...pour vous.



A bientôt, merci d'être là...

 

Par petite maison dans la prairie - Publié dans : le jardin
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